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Carte d’identité
Nom du créateur : Cédric BISCAY
Nom de l’entreprise : Shibuya International
Activités : vente, développement, édition de jeux vidéo ; prestations de service entre l’Europe et l’Asie (consulting etc.), évènementiel (jeux vidéo, animation, art etc.)
Date de création : avril 2002

Qu’est-ce qui vous a incité à créer votre entreprise ?
Je me suis intéressé très jeune aux jeux vidéo et aux pays asiatiques (en particulier le Japon), cet intérêt n’a fait que croître au fil des années malgré l’incompréhension de mon entourage qui ne voyait là qu’un hobby. J’ai par la suite pu vérifier par moi-même que les jeux vidéo ne sont (n’étaient ?) pas pris au sérieux par la plupart des gens. Le bac en poche je réfléchissais déjà au moyen de faire coïncider passion et travail mais étant donné que je n’avais à l’époque aucun contact professionnel en Asie, il était inutile et périlleux de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Il s’est bien écoulé entre 3 et 4 ans avant que je passe à la phase de création d’entreprise.

Comment s’est passée la création de votre entreprise ?
La période de création est assez stressante. En effet, je n’ai pas voulu m’embarquer dans toutes ces formations payantes que plusieurs organismes sont à même de proposer et qui n’aboutissent en définitive, selon moi, à pas grand chose. J’ai donc décidé de me débrouiller seul dans un premier temps puis j’ai fait appel a un expert comptable et un avocat qui à mon avis représentent un investissement judicieux sur le court et moyen terme. J’ai également été extrêmement déçu des diverses aides dont peut bénéficier le créateur. Une goutte d’eau dans l’océan des dépenses en tout genre et en cela je me dois de remercier tout à fait objectivement l’initiative de l’association FIER Entreprendre qui m’a permis non seulement de bénéficier d’un prêt à 0% d’un montant approximatif de 7 600 euros mais aussi de me constituer un premier carnet d’adresses sur le département.

Quelle principale difficulté avez-vous rencontré lors de la création ou par la
suite?

Lors de la création, la principale difficulté est venue des différents dossiers à constituer. Ils sont nécessaires pour obtenir certaines aides comme l’exonération de charges sociales ou les primes à la création. Inutile de préciser que lorsque j’ai vu de quelle manière sont traités les dossiers et les créateurs lorsqu’ils doivent entrer en contact avec certains organismes comme l’ADIE, il m’est apparu très difficile de pouvoir compter dessus. J’ai tout de même pu bénéficier d’une prime de 1 000 euros (sur 7 600 possibles mais malheureusement les caisses étaient vides à cette époque).

Avez-vous constaté une fois lancé un décalage entre vos prévisions et la réalité de votre démarrage d’activité ?
Pour le moment, ma vision en tant que créateur d’entreprise est conforme à ce que je m’en faisais. C’est à dire énormément d’investissement physique, moral et financier avec très peu d’aide extérieure significative. Le système D est la meilleure arme du créateur tant qu’il n’a pas prouvé sa « valeur ».

Quelle est la croissance de votre entreprise ?
La croissance de mon entreprise est pour le moment conforme aux objectifs que je m’étais fixé étant donné qu’ils n’étaient absolument pas ambitieux sur le plan comptable (CA, revenus etc.) Les objectifs prioritaires des deux premières années d’exploitation étaient de lier des contacts forts en Asie et de s’y implanter. C’est maintenant chose faite en Corée et le sera avant l’été au Japon. J’en remercie tout particulièrement François Kester et Jean François Chapperon de CAD qui plus ou moins directement m’ont toujours apporté leur soutien. La troisième année d’exploitation devrait être pour nous sauf retard conséquent l’année de la première récolte et des premières embauches en France.

Et si c’était à refaire ?
Je pense que si je devais vraiment tout reprendre de zéro avec mes connaissances actuelles, le temps gagné serait précieux, car j’ai appris à aller à l’essentiel et éviter les petits pièges qui se dressent sur la route du créateur et lui font perdre énormément de temps.

Quels conseils donneriez vous à un créateur d’entreprise ?
Difficile pour moi de me permettre de pouvoir donner des conseils à un créateur vu la jeunesse de mon entreprise. Cependant il faut toujours garder à l’esprit de ne jamais sous estimer l’aspect financier. Car malgré ce que l’on veut nous faire croire la meilleure idée du monde restera toujours en l’état si il n’y a pas derrière une base financière solide.

Les autres témoignages
> CEDRIC BISCAY (SHIBUYA INTERNATIONAL)
> YVES DUFRANNE ET MARC GUICHET (EMERGENCE RH)
> DIDIER MASSONI ET FRANCIS JUGE-BOIRARD (TGMULTIMEDI@)
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